PUBLICATIONS RECENTES

Semaine 17 - 2017

Macédoine - Point de situation

Niveau 2

Des manifestations sont signalées quasi-quotidiennement en Macédoine et notamment à Skopje, alors que le pays est en situation de blocage politique depuis plus de quatre mois. 

L’analyse de GEOS :
Des manifestations, ayant rassemblé jusqu’à 250 000 personnes dans toute la Macédoine – dont 100 000 à Skopje le 21 mars – ont en effet lieu depuis le 25 février, alors qu’aucun gouvernement n’a encore été formé à la suite des élections législatives anticipées du 11 décembre 2016. Celles-ci n’ont permis à aucun parti d’obtenir une majorité suffisante : le parti de l’Unité nationale macédonienne (VMRO-DPMNE) a remporté 51 sièges de députés sur 123, contre 49 pour l’Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM). Les partis politiques de la minorité albanaise, réunis au sein d’une « plateforme des partis albanais » (18 sièges), placés de facto dans un rôle d’arbitrage pour la formation d’un gouvernement de coalition, ont fait alliance avec Zoran Zaev, leader du SDSM, pour fournir à celui-ci la majorité parlementaire nécessaire. Le Président Gjorge Ivanov a cependant refusé, le 1er mars, d’investir Zoran Zaev au poste de Premier ministre, indiquant que son alliance avec les partis de la minorité albanaise constituait une menace pour l’unité nationale macédonienne, accusant en outre ces derniers d’être pilotés depuis Tirana. Le Président Ivanov a jusqu’alors maintenu sa position, en dépit des tentatives de médiation de la part de l’Union européenne et des pays voisins. 
Cette crise politique laisse entrevoir le risque de nouvelles violences interethniques entre Macédoniens et Albanais (ces derniers représentant entre 25 et 40% de la population du pays, soit 500 000 à 800 000 personnes), après le conflit armé de 2001, conclu par les accords d’Ohrid qui avaient accordé un certain nombre de satisfactions aux revendications exprimées par la minorité albanaise. Des slogans nationalistes et anti-albanais, ainsi que l’apparition de groupuscules ultranationalistes macédoniens, ont en effet été signalés à plusieurs reprises au cours des mois de mars et d’avril dans les manifestations, alors que des actes à caractère xénophobes (agressions, dégradations) ont été rapportés à plusieurs reprises dans le pays. Les militants mettent notamment en avant le risque de formation d’une « Grande Albanie », qui soulève de fortes oppositions non seulement en Macédoine, mais également en Serbie à propos du Kosovo. 
Par ailleurs, en l’absence de gouvernement et en raison du blocage du fonctionnement du Parlement, une crise budgétaire se profile à l’heure actuelle en Macédoine, le budget 2017 n’ayant pas été voté et les aides sociales, notamment au secteur agricole dont dépend en grande partie l’économie nationale, connaissant de fortes perturbations de paiement. Les organisations d’agriculteurs en particulier ont menacé hier de « bloquer la capitale » au cours des prochains jours, en raison de quelques 100 millions d’Euros de subsides impayés, pour certains depuis fin 2015. 
Par conséquent, en cas de présence locale et notamment à Skopje, et au regard du contexte socio-politique relativement tendu, il est conseillé d’éviter les abords de tout rassemblement collectif, organisé ou spontané, le risque de heurts ne pouvant être exclu, notamment en cas d’intervention des forces de l’ordre. En outre, un niveau de vigilance adapté demeure recommandé sur l’ensemble du territoire macédonien. 

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Semaine 09 - 2017

Turquie - Social - 01/03/2017

Niveau 4

Plusieurs incidents entre ressortissants turcs et syriens ont été signalés ces dernières semaines notamment dans les régions du sud de la Turquie, témoignant des tensions sociales locales. 

L’analyse de GEOS :
Une fusillade entre résidents turcs et réfugiés syriens a été rapportée dans le district d’Yüreğir dans la province d’Adana (sud) le 27/02 faisant 4 blessés. La police a par la suite procédé au renforcement du dispositif de sécurité dans ce secteur pour éviter toutes nouvelles violences. Par ailleurs, 2 résidents turcs ont été grièvement blessés à l’arme blanche dans la soirée du 18/02 dans le district d’Aydinlikevler dans la province de Konya (sud) au cours d’une rixe avec des ressortissants syriens. De même, un groupe de 7 individus non-identifiés ont attaqué et blessé à l’arme blanche un ressortissant syrien dans la soirée du 26/02 à Konya (Province de Konya, sud). Enfin, 3 Syriens ont été arrêtés à Kayseri (Province de Kayseri, centre) après avoir tué un résident turc et blessé un autre à l’arme blanche à la suite d’un différend portant sur l’accès à un lieu public le 14/02. Cet incident avait provoqué de vives tensions locales, notamment un rassemblement d’une centaine de résidents qui avaient perpétré plusieurs lynchages ciblant des ressortissants syriens et saccagé des commerces appartenant à ces derniers.
L’accueil ces dernières années de près de 3 millions de réfugiés syriens en Turquie, ayant fui les combats depuis 2011, a contribué à renforcer les tensions sociales dans les régions du sud et du sud-est du pays. Cette situation humanitaire très fragile et les difficultés économiques locales préexistantes ont favorisé le mécontentement de la population et les tensions intercommunautaires. De plus, l’accord signé en 2016 avec l’Union européenne, qui prévoit une plus grande prise en charge par la Turquie d’une partie des réfugiés syriens en échange d’une compensation financière, reste difficilement mise en œuvre sur le plan local par les autorités turques. 
Par conséquent, le risque de collatéralité lors de ces violences intercommunautaires ne doit pas être négligé notamment dans le sud du pays où il convient d’être particulièrement vigilant. De plus, la situation sécuritaire reste dégradée dans les provinces du sud-est de la Turquie et tout déplacement non essentiel y reste vivement déconseillé. Le cas échéant, un accompagnement sécuritaire adapté est recommandé. En outre, il est recommandé de manière générale d’éviter tout rassemblement spontané ou organisé et de se conformer aux injonctions des forces de sécurité. Enfin, il convient de se montrer politiquement neutre et discret en particulier dans les lieux publics, afin de ne pas susciter l’hostilité de la population locale et de ses interlocuteurs.

 
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Semaine 07 - 2017

Angola – Cabinda – 16/02/2017

Niveau 3

Le Front de Libération de l’Etat de Cabinda – Forces Armées de Cabinda (FLEC-FAC) a revendiqué plusieurs attaques contre l’armée angolaise ces derniers jours, illustrant le niveau d’insécurité qui prévaut dans cette province du nord-ouest enclavée entre les deux Congo.      
L’analyse de GEOS :    
Le FLEC-FAC a annoncé, dans un communiqué en date du 15 février, que 9 membres des forces de sécurité avaient été abattus et plusieurs autres blessés suite à des affrontements dans les localités de Bembica et de Seva Tando-Macuco le 14 février, au cours desquels 2 de ses combattants auraient également été tués. Le mouvement séparatiste a en outre interdit aux partis politiques angolais de faire campagne dans la province en vue des élections générales prévues en août prochain, et dont il promeut par ailleurs le boycott.
L’annonce intervient au lendemain d’un communiqué similaire, à travers lequel le FLEC-FAC a revendiqué être à l’origine de la mort de 18 soldats gouvernementaux entre le 3 et le 10 février. Le 7 février, le groupe a par ailleurs mis en demeure les acteurs économiques étrangers de la filière du bois opérant dans les régions de Buco Zau, Miconje, Massabi et Belize de quitter sans délai le territoire cabindais. Il a à ce titre interdit toute circulation dans la forêt de Maiombe et précisé que tout véhicule escorté par les forces de sécurité constituerait une cible militaire.
De manière générale, cette province pétrolière demeure affectée par une instabilité politico-sécuritaire latente liée aux revendications séparatistes portées par le FLEC-FAC, se traduisant par des attaques armées sporadiques ciblant majoritairement les membres des forces de sécurité. Ces heurts se seraient soldés, selon des sources séparatistes, par la mort d’au moins une cinquantaine de soldats angolais en 2016, une estimation catégoriquement démentie par les autorités, qui ont à plusieurs reprises qualifié la situation sécuritaire de l’enclave de « normale ».
Ainsi, bien que le nombre d’accrochages entre le FLEC-FAC et les forces de sécurité ait sensiblement diminué depuis la signature d’un accord de paix avec l’une des branches du FLEC en 2006, il subsiste un risque réel d’attaques contre les intérêts étrangers ou les infrastructures pétrolières implantées dans la région, où plusieurs kidnappings de ressortissants étrangers ont été observés depuis le début des années 2000.
Dans ce contexte, il est fortement déconseillé de se rendre dans la province de Cabinda, notamment dans les régions de Buco Zau, Miconje, Massabi et Belize en raison des menaces qui pèsent sur les opérateurs économiques étrangers et convois circulant dans la zone.. En cas d’activité dans cette région, il convient de se rapprocher de ses services consulaires et de son prestataire de sécurité afin d’adapter son dispositif aux évolutions sécuritaires actuelles.

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Semaine 03 - 2017

Moldavie – Politique – 18/01/2017

Niveau 3

Le Président moldave Igor Dodon est en visite officielle à Moscou depuis deux jours où il a notamment rencontré son homologue Vladimir Poutine lors d’un long entretien hier. 
L’analyse de GEOS :
Le Président Moldave Igor Dodon, élu le 23 décembre dernier, est en visite officielle à Moscou depuis le 16 janvier, son premier déplacement officiel à l’étranger. Il a rencontré son homologue Vladimir Poutine hier, évoquant avec lui notamment la question des travailleurs émigrés moldaves en Russie, la Transnistrie, le commerce bilatéral et une possible résiliation de l’accord d’association avec l’Union européenne (UE) au profit d’un accord équivalent avec la Russie. 
La Moldavie, enclavée entre la Roumanie et l’Ukraine, est considérée comme un des Etats les plus pauvres d’Europe. Son économie, essentiellement basée sur l’agriculture vivrière et la viticulture exportées vers les autres républiques socialistes d’URSS, s’est vue privée de ses débouchés traditionnels en 1991 avec l’effondrement du bloc soviétique. Aujourd’hui, le contexte économique et social demeure fragile en Moldavie, des manifestations ayant régulièrement lieu à Chisinau contre le niveau bas des salaires et la dégradation du pouvoir d’achat et des conditions de vie. A ce titre, un rassemblement d’enseignants a été rapporté ces derniers jours devant le siège du gouvernement pour demander une augmentation de 50% de leur rémunération. La situation intérieure est en outre affectée par le conflit transnistrien, qui dure depuis 1991 et la proclamation d’une République moldave de Transnistrie, indépendante de facto vis-à-vis des autorités moldaves.
L’élection fin 2016 d’Igor Dodon, un homme politique considéré comme pro-russe, est susceptible de changer la donne économique et politique en Moldavie. Le pays avait signé un accord d’association avec l’UE début juillet 2014, signe alors d’une volonté de rapprochement. Mais les déclarations d’Igor Dodon à Moscou pourraient modifier l’équilibre de la région, dans la mesure où il a déclaré estimer que l’accord d’association n’a rien apporté à la Moldavie, et qu’il espère que les prochaines élections parlementaires (novembre 2018, à moins d’une convocation anticipée) lui donneront la majorité suffisante pour supprimer cet accord. 
L’opposition moldave quant à elle conteste cette politique, mettant en avant la sécurité économique plus solide d’un partenariat avec l’UE et surtout rappelant l’exemple du voisin ukrainien, où la même manœuvre exécutée par l’ancien Président Viktor Ianoukovytch en 2013 avait débouché sur les événements de l’Euromaïdan et la chute de celui-ci en février 2014. Le climat économique et social dégradé en Moldavie et la corruption endémique des autorités pourraient provoquer un scénario équivalent, toutes proportions gardées. Il est également possible qu’Igor Dodon cherche par un effet d’annonce à jouer sur les deux tableaux en se rapprochant de la Russie pour obtenir de la part de l’UE des aides et garanties plus conséquentes. 
Cette réorientation déclarée vers la Russie de la politique et de l’économie moldaves pourrait avoir des conséquences sur les investissements en provenance des pays occidentaux. Le choix de la Russie est justifié géopolitiquement dans la mesure où celle-ci jour un rôle important en Transnistrie depuis 1991, y entretenant une base militaire, des forces de maintien de la paix et proposant des facilités d’obtention de passeports russes pour la population. La résolution éventuelle du problème transnistrien passe donc par une coopération accrue avec le gouvernement de Moscou. La possibilité de retrouver un débouché en Russie pour les produits agroalimentaires moldaves est également un objectif du rapprochement russo-moldave, les sanctions économiques mises en place par l’UE en 2014 suite à l’annexion de la Crimée ayant créé un vide conséquent sur le marché russe. 
Par conséquent, en cas de présence en Moldavie et notamment à Chisinau, il convient d’observer un niveau de vigilance accru, et d’éviter tout rassemblement à caractère politique, le risque de heurts entre manifestants et forces de l’ordre ne pouvant être exclu dans le contexte actuel. 

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Semaine 01 - 2017

Emirats arabes unis – Criminalité – 5/01/2017

Niveau 1

Plusieurs incidents criminels ont été signalés ces dernières semaines sur l’ensemble du territoire émirien.
L’analyse de GEOS :
Des arrestations ont été rapportées par les autorités de Sharjah notamment le démantèlement d’un gang composé de 19 individus le 19/12. Ces derniers seraient en effet impliqués dans 4 braquages ayant ciblé des convois de fonds et des agences bancaires quelques jours plus tôt, localisés rue King Abdul Aziz (centre-est), dans le quartier de Muweilah (centre) et aux abords d’un centre commercial dans le quartier d’Al Nahra (centre-sud) dans l’Emirat de Sharjah. Plusieurs policiers avaient été blessés lors de ces vols au cours desquels plus d’un million de dirhams (258 567 EUR) aurait été dérobés. Par ailleurs, 3 autres criminels ont été appréhendés après plusieurs cambriolages de commerces le 20/12 dans ce même émirat. De même, 2 individus ont été arrêtés le 27/12 dans le quartier d’Al Sabkha (nord) à Sharjah après un vol de véhicule signalé dans le secteur d’Al Nuaimiya (sud) dans l’Emirat voisin d’Ajman le 25/12. En outre, des incidents ont également été rapportés à Dubaï et Abu Dhabi ces derniers jours. A ce titre, 4 hommes habillés en tenue de policiers afin de braquer un ressortissant chinois le soir du 03/11 dans le quartier de la Ville internationale (est) à Dubaï, ont été arrêtés le 27/12. En outre, un individu a également été appréhendé le 05/12 après avoir cambriolé un véhicule stationné à Abu Dhabi.
Le taux de criminalité reste stable et très faible aux Emirats arabes unis et les principaux actes criminels sont liés à des faits de petite criminalité. En ce sens, les autorités judiciaires de Sharjah ont annoncé le 21/11 que la majorité des affaires signalées restait liée à des vols et des cambriolages en 2016, évoquant également une baisse de 50 % des signalements d’actes criminels dans cet émirat par rapport à l’année précédente. Ainsi, le renforcement du dispositif de sécurité cette année, impliquant des campagnes d’information sur le respect de la loi, le déploiement d’au moins 44 patrouilles véhiculées de sécurité et la hausse des caméras de surveillance et de sécurité, aurait contribué à cette diminution tandis que la totalité des cas aurait été résolue. 
Par conséquent, il convient de rester vigilant face aux risques de vol et d’éviter de se rendre dans des lieux isolés ou mal éclairés. En cas d'agression, il est recommandé de n'opposer aucune résistance et de céder aux agresseurs afin d'éviter toute réaction disproportionnée de la part de ces derniers. Enfin, un comportement vigilant est conseillé aux abords des distributeurs automatiques de billets en privilégiant des retraits à l’intérieur des établissements bancaires.

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Semaine 51 - 2016

Equateur – Tensions – 20/12/2016

Niveau 2

Le ministre de la Sécurité, César Navas, a décrété le 14/12 l’état d’exception pour une durée de 30 jours dans la province frontalière de Morona Santiago (Sud-est).
L’analyse de GEOS :
Cette déclaration, ayant pour conséquence la suspension de certaines libertés individuelles notamment la liberté de circulation, intervient à la suite de l’attaque perpétrée mercredi dernier par plusieurs dizaines de membres armés de la communauté indigène Shuar contre la base d’une entreprise minière chinoise située dans le secteur Esperanza. Alors que des échanges de tirs entre les forces de l’ordre et plusieurs indigènes ont eu lieu au cours de cette attaque, un policier a été abattu et 4 militaires ainsi que 3 policiers ont été blessés. Un important contingent militaire ainsi que des policiers ont été déployés afin d’assurer la sécurité dans la région. 
Cet incident intervient alors que l’exploitation des sites miniers par des entreprises privées en Equateur génère régulièrement des tensions entre le gouvernement de Quito et les différentes communautés indigènes qui occupent historiquement ces zones. Ainsi, le contrat signé entre le gouvernement de Raphael Correa et l’entreprise chinoise Explorcobres, cédant 41 760 hectares de la province de Morona Santiago à cette entité privée, lui permet d’exploiter la zone au détriment des localités existantes et du respect de la propriété privée des communautés locales. Alors qu’un dialogue a été ouvert en octobre dernier entre le gouvernement et la Confederación de Nacionalidades Indígenas de Ecuador (CONAIE) afin de trouver une issue pacifique à ce conflit, plusieurs expropriations impliquant parfois l’intervention des forces de l’ordre ont été dénoncées ces dernières semaines. Parallèlement, des heurts similaires entre des policiers et plusieurs membres de la communauté Shuar aux abords de ce même site minier avait déjà fait 15 blessés le 21 novembre dernier. 
Dans ce contexte, le CONAIE a sollicité jeudi dernier la méditation d’acteurs internationaux tels que l’ONU ou l’OEA (Organisation des Etats Américains) afin d’éviter de nouveaux affrontements. 
Par ailleurs, la signature d’un nouveau contrat entre le gouvernement de Raphael Correa et une entreprise minière canadienne le 14/12, concernant l’exploitation d’une mine d’or et d’argent dans la province voisine de Zamora Chinchipe constitue un élément supplémentaire susceptible d’aggraver les tensions pré existantes entre les communautés indigènes locales et le gouvernement.
Par conséquent en cas de présence en Equateur ces prochains jours, il convient de limiter tout déplacement non essentiel dans les provinces de Morona Santiago et de Zamora Chinchipe. Le cas échéant, il est recommandé d’adopter un profil discret et de faire preuve d’une vigilance accrue.  

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Semaine 40 - 2016

Turkménistan - Trafic de stupéfiants - 6/10/2016

Niveau 3

L’arrestation de 12 narcotrafiquants a été annoncée le 4/10 par les autorités du Turkménistan, illustrant la persistance des activités de trafic, largement répandues sur le territoire, notamment concernant la drogue.
L’analyse de GEOS :
Si les autorités turkmènes n’ont pas communiqué la localisation exacte de ces arrestations, elles ont cependant précisé que 2 individus avaient été interpellés le 4/10 et que près de 8 kg d’héroïne et 40 000 pilules de Tramadol avaient été saisis. Le même jour, les forces de police ont également annoncé l’arrestation antérieure de 10 trafiquants présumés et la saisie de 20 kg d’opiacés.
En raison de sa position géographique et de sa proximité avec les pays de production du Croissant d’or (Iran, Afghanistan, Pakistan), le Turkménistan demeure en effet une voie de transit privilégiée pour l’acheminement des produits stupéfiants jusqu’aux marchés de consommation russe et européen. Les routes empruntées par les trafiquants sont principalement celle de Serhetabat et de Tagtabazar (Province de Mary, Sud-est), à la frontière afghane, en direction de Türkmenabat (Province de Lebap, Est) à la frontière avec l’Ouzbékistan, ou directement vers Türkmenbaşy (Province de Balkan, Ouest), sur la mer Caspienne.
Des arrestations sont ainsi sporadiquement signalées, notamment à la frontière avec l’Afghanistan mais également dans certains lieux de transit tel que l’aéroport d’Achgabat, lequel a par ailleurs été rénové récemment afin d’être doté de nouveaux équipements de contrôle et de sécurité dans le cadre de la lutte contre ces trafics. Depuis 2015, le gouvernement du président Gourbangouly Berdymoukhamedov a également entrepris un renforcement du dispositif de sécurité à la frontière avec l’Afghanistan, incluant notamment le déploiement de policiers et de militaires supplémentaires, ainsi qu’un projet de construction d’un mur le long des 745 km qui séparent les deux pays, où des incidents sont sporadiquement recensés. Un échange de tirs entre des gardes-frontières et un groupe de trafiquants avait à ce titre été rapporté dans cette zone dans la nuit du 4 au 5 août dernier, faisant 1 mort et 3 blessés.
Si la prolifération des groupes criminels – particulièrement des réseaux de narcotrafiquants – et le risque d’infiltration d’éléments potentiellement radicalisés concernent l’ensemble des républiques d’Asie centrale, le Turkménistan demeure particulièrement affecté compte tenu de la porosité persistante de sa frontière avec l’Afghanistan. De plus, l’attitude de neutralité adoptée par les autorités turkmènes et la nature autoritaire du régime concourent à une implication restreinte du pays dans les initiatives et mécanismes régionaux de sécurisation des frontières.
Par conséquent, en cas de présence locale et compte tenu de la situation sécuritaire régionale, il est vivement déconseillé de se rendre dans les zones frontalières de l’Afghanistan. Le cas échéant, il convient de préparer minutieusement ses déplacements et de prévoir un accompagnement sécuritaire adapté. Un accord des autorités est en outre nécessaire pour tout séjour dans les provinces du Sud du pays. Enfin, en raison de la nature autoritaire du régime turkmène, un niveau de vigilance accru en toutes circonstances est recommandé sur l’ensemble du territoire.

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Inde - Criminalité - 6/10/2016

Niveau 3

Plusieurs vols avec violence ont été commis ces dernières semaines sur le réseau ferroviaire interurbain indien, notamment dans les Etats du Karnataka (Sud-ouest) et l’Uttar Pradesh (Nord).
L’analyse de GEOS :
Un gang de voleurs armés a notamment attaqué 3 trains à l’arrêt, à proximité de la gare de Kanpur (Etat de l’Uttar Pradesh, Nord) entre 00h30 et 1h30 (locales) le 5/10. Ces incidents ont concerné des trains des lignes Gorakhpur-Lokmanya Terminal Express, Vaishali Express et Lucknow-Kanpur. Au moins 12 passagers ont été victimes de vol et au moins 5 d’entre eux ont été blessés alors qu’ils tentaient de résister à leurs agresseurs.
Une attaque similaire avait par ailleurs été rapportée la veille, sur un train de la ligne Mumbai-Nagercoil Express, entre les stations de Gulbarga et de Shahbad (Etat du Karnataka, Sud-ouest), au cours de laquelle un gang de 7 à 8 voleurs a également dérobé de l’argent et des effets personnels à environ 70 passagers. Plusieurs d’entre eux ont été légèrement blessés par les agresseurs.
Les lignes interurbaines du réseau ferroviaire indien, dont les trains circulent de jour comme de nuit, sont régulièrement la cible d’attaques de ce type, généralement menées par des gangs armés (armes à feu ou armes blanches). Ces incidents se produisent le plus fréquemment entre deux stations secondaires de la ligne concernée, tôt le matin ou tard le soir et sont favorisés par un manque de contrôle sur l’ensemble du réseau. Celui-ci, qui dispose d’un personnel de sécurité propre (la Railway Protection Force), souffre en effet d’une pénurie d’agents. Les Etats du Mahārāshtra (Centre-ouest) et de l’Uttar Pradesh (Nord) demeurent les plus affectés par cette criminalité, suivis du Madhya Pradesh (Centre), de Delhi et du Bihar (Est), alors que plusieurs milliers de vols sont rapportés chaque année au niveau national. Le National Crime Records Bureau (NCRB) a ainsi enregistré 29 686 cas de vols parmi 39 239 incidents criminels sur l’ensemble du réseau en 2015, des nombres en augmentation constante depuis 2012.
Le réseau ferroviaire indien (gares et trains) est de surcroit touché par d’autres types d’actes criminels, tels que les enlèvements (270 cas rapportés en 2015), les assassinats (247 cas en 2015) et les agressions sexuelles (73 cas en 2015). Bien que ces derniers touchent prioritairement les populations locales, en raison de la nature généralement indiscriminée du ciblage dans les cas de vol, les ressortissants étrangers demeurent susceptibles d’être affectés lors d’éventuels déplacements en train dans le pays.
Par conséquent, en cas de déplacement en train sur le territoire, une vigilance accrue est recommandée. Dans le cadre d’un déplacement d’affaires, il est conseillé de faire appel à un chauffeur local qualifié ou de privilégier les communications aériennes en cas de long trajet. Par ailleurs, il convient, d'une manière générale en Inde, d’adopter une attitude discrète et d’éviter tout signe ostentatoire de richesse, afin de limiter les risques criminels. 

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Semaine 35 - 2016

Bosnie-Herzégovine : Tensions politiques - 1/09/2016

Niveau 3

Une recrudescence des tensions nationalistes est observée depuis plusieurs semaines en République serbe de Bosnie, dans le cadre de la campagne pour le référendum sur le maintien de la « fête nationale » de la Republika Srpska (RS), prévu le 25 septembre prochain.
L’analyse de GEOS :
Célébrée chaque 9 janvier pour commémorer la création de la République serbe de Bosnie en 1992, cette fête avait été jugée anticonstitutionnelle par la Cour constitutionnelle bosnienne en novembre 2015 – car considérée comme discriminatoire vis-à-vis des populations non-serbes –, provoquant de vives réactions de la part des autorités de Banja Luka (RS), et particulièrement du président de cette république autonome de Bosnie-Herzégovine, Mirolad Dodik. Celui-ci a ainsi convoqué unilatéralement un référendum, le 25 septembre prochain, soit une semaine avant la tenue du scrutin des élections municipales au niveau national (2 octobre). Les députés bosniaques de l’Assemblée de la Republika Srpska, ainsi que les autorités de Sarajevo, voient également dans cette consultation une remise en cause des Accords de Paix de Dayton (1992) et craignent qu’elle ne constitue une première étape vers l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Plusieurs députés bosniaques ont ainsi officiellement écrit au Premier ministre bosnien Denis Zvizdic, pour réclamer son interdiction tandis que le Président de la République serbe de Bosnie s’est déplacé aujourd’hui à Belgrade (Serbie) pour rencontrer le Président Tomislav Nikolic et le Premier ministre Aleksandar Vucic, ce dernier bénéficiant d’une influence significative au sein de la communauté serbe.
Cette recrudescence des tensions en Bosnie-Herzégovine s’inscrit dans un contexte plus large de regain des nationalismes dans les Balkans « occidentaux », où les questions identitaires, et notamment confessionnelles, demeurent prégnantes, particulièrement en Bosnie-Herzégovine. En effet, des exercices « antiterroristes » ont été menés conjointement les 27 et 28 août derniers à la frontière serbe (Est), entre les forces de police de la République de Serbie et de la République serbe de Bosnie, sans qu’aucun représentant du pouvoir en place à Sarajevo ne soit présent. En parallèle, le groupe paramilitaire bosniaque des « bérets verts » a pour sa part organisé une parade de ses vétérans, tout en formulant officiellement aux forces armées bosniennes une demande de prêt d’équipement militaire, d’armes et de munitions. En outre un regain de tensions entre la Serbie et la Croatie a été observé en août, notamment à la suite d’une déclaration polémique du ministre de l’Intérieur croate, critiquant le maintien de la langue serbe et de l’alphabet cyrillique à Vukovar (Croatie, Est). Par ailleurs, la création d’une République croate d’Herceg-Bosna en territoire bosnien – projet abandonné depuis 1994 – a été remise à l’ordre du jour par Bozo Ljubic, le président du Conseil central de l’Assemblée croate de Bosnie-Herzégovine. Ces développements, susceptibles de fragiliser l’environnement sécuritaire régional, soulèvent donc l’inquiétude de l’Union européenne, qui a fait du rapprochement intercommunautaire, une priorité dans la région.
Par conséquent, en cas de présence locale, et au regard de la situation sécuritaire non seulement en République serbe de Bosnie, mais également dans les principales agglomérations du pays comme Sarajevo ou Mostar, il est recommandé d’adopter un niveau de vigilance accru. Par ailleurs, compte tenu du contexte politique, il convient également d’éviter d’aborder le sujet en présence de locaux, celui-ci étant particulièrement sensible.

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Ethiopie: Manifestations - 1/09/2016

Niveau 3

Les manifestations rapportées au cours des dernières semaines dans la région d’Amhara ont conduit à des actes ciblant des exploitations horticoles appartenant à des entreprises étrangères. 
L’analyse de GEOS :

En effet, d’après des sources locales, au moins 9 exploitations horticoles sur les 12 que compte la ville de Bahir Dar en région Amhara (nord-ouest) ont été saccagées et/ou incendiées en marge des manifestations antigouvernementales signalées ces dernières semaines. Ainsi, un entrepreneur allemand exploitant 13 km2 de terres horticoles au sud de Bahir Dar a déclaré des pertes s’élevant à 7 millions d’euros suite à des actes de vandalisme perpétrés le 29 août dernier sur son exploitation. En outre, des médias locaux ont signalé l’incendie de 2 terrains horticoles dans la localité de Meshenti, au sud de Bahir Dar, durant cette semaine. Parmi les 9 terrains vandalisés certains appartenaient à des compagnies étrangères – néerlandaise, israélienne, italienne, indienne et belge.
Ces incidents témoignent de la détérioration du contexte local liée aux mouvements de contestation sociale et politique observés, entre autres, dans la région Amhara alors que le gouvernement a mis en place des mesures incitatives depuis plusieurs années pour y développer l’horticulture. Ainsi, l’Etat, qui est le seul propriétaire des terres en Ethiopie, a cédé 170000 km2 de terrains à des investisseurs locaux et étrangers, contribuant ainsi à faire de l’Ethiopie le 2e plus grand exportateur de fleurs en Afrique après le Kenya. 
Outre les conditions climatiques qui sont favorables à ces cultures, l’implication du gouvernement pour faciliter les investissements locaux et étrangers a permis un accroissement rapide du secteur de l’horticulture. Les faibles coûts de production, la localisation des terres à proximité de l’aéroport international de Bahir Dar (nord-ouest), où le gouvernement a fait également construire une chambre froide pour y faciliter la conservation, et l’exportation des marchandises sont autant de facteurs qui ont trait à rassurer et encourager les investisseurs. L’horticulture a ainsi permis la création de plus de 100 000 emplois dans le pays au cours des 5 dernières années, dont 3000 dans la ville de Bahi Dar ; à ce titre l’industrie joue un rôle important dans l’amélioration des conditions sociales des populations locales. Toutefois, l’horticulture n’aura pas permis d’occulter les différences observées dans les trajectoires des principaux groupes ethniques dans le cadre du développement économique du pays alors que les communautés Amhara et Oromo dénoncent non seulement la domination politique des Tigre et la marginalisation des autres communautés mais également leur enrichissement ces dernières années au détriment du reste de la population.  Dans ce contexte, les incidents signalés en région Amhara, principalement à Bahir Dar et à Gondar, et à Oromo sont fortement susceptibles de se poursuivre au cours des prochains mois malgré le déploiement systématique des forces de sécurité et pourraient représenter un risque croissant pour les investisseurs économiques qui bénéficiaient auparavant de la relative stabilité du pays.
Dans ce contexte, et en cas d’activité dans la région d’Amhara, il est conseillé de se tenir informé de l’évolution de la situation sociale et politique en raison du risque de débordements. De plus, en cas de projet d’investissement en Ethiopie, il est recommandé de tenir compte des spécificités du contexte national au cours d’une enquête préalable approfondie pour limiter le risque de pertes ou troubles ultérieurs.

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Semaine 05 - 2016

Oblast de Novossibirsk, Novossibirsk : Criminalité - 09/02/2016

Niveau 3

Le braquage d’un prêteur sur gages a été signalé cet après-midi à Novossibirsk, sans causer de victime.
L’analyse de GEOS :
L’attaque perpétrée par un homme armé s’est déroulée dans le quartier de la gare et un suspect a rapidement été interpellé. Par ailleurs, un braquage d’un guichet automatique a été signalé cette nuit à Novossibirsk, dans le raïon de Kirov, dans le sud de la ville.

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Yémen, Gouvernorats de Chabwah et d'Abyan (sud), Rawda et Maraqesha : Attaques - 04/02/2016

Niveau 5

12 membres d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) ont été tués par des frappes de drones dans le sud du pays ces derniers jours.
L’analyse de GEOS :
​Une attaque de drone a tué ce matin 6 djihadistes affiliés à AQPA circulant dans leur véhicule dans la ville de Rawda, située dans une zone désertique du gouvernorat de Chabwah (sud). De plus, dans la nuit du 3 au 04/02, une attaque similaire a ciblé des militants de cette organisation dans la localité de Maraqesha, dans le gouvernorat d’Abyan au sud du pays.

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Brésil, Etat de Rio de Janeiro, Rio de Janeiro : Carnaval - 03/02/2016

Niveau 3

A quelques jours de la cérémonie d’ouverture du carnaval de Rio, la Police Fédérale a annoncé le renforcement du dispositif de sécurité à partir de ce vendredi.
L’analyse de GEOS :
​Alors que les autorités locales espèrent accueillir près d’1 million de touristes, la Police Fédérale Routière a annoncé l’implémentation de l’« Opération Carnaval » pour toute la durée des festivités (du 5 au 9 février), notamment sur les principaux axes routiers de Rio de Janeiro…

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Kenya, Comté de Kisumu : Criminalité - 02/02/2016

Niveau 4

Un couple a été abattu par des hommes armés non identifiés, hier, à leur domicile, dans le sud de Kisumu (ouest).
L’analyse de GEOS :
​Selon des sources locales, des individus armés se seraient introduits dans leur domicile, situé dans le quartier populaire de Nyalenda (sud), hier vers 3h (locales) puis les auraient abattu – des coups de feu ayant été rapportés par les riverains– avant de prendre la fuite.

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Semaine 03 - 2016

Malaisie, Etat de Malacca (Sud), Détroit de Malacca : Piraterie maritime - 20/01/2016

Niveau 3

Les autorités malaisiennes ont diffusé ce matin un avis de vigilance concernant les activités maritimes au large de l’Etat de Malacca.
L’analyse de GEOS :
​Selon la police maritime malaisienne, plusieurs cas d’extorsion impliquant des pirates présumés se faisant passer pour la marine indonésienne ont été rapportés au cours des derniers jours. Ces actions ont pour le moment toutes été dirigées à l’encontre de...

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Papouasie-Nouvelle-Guinée, Province de Oro : Agression - 13/01/2016

Niveau 4

Plusieurs suspects ont été arrêtés aujourd’hui par les autorités locales après l’attaque d’un couple américano-britannique par un groupe de locaux armés, signalée sur le sentier de trekking de Kokoda (Province de Oro).
L’analyse de GEOS :
​L’attaque s’est déroulée lundi et a été confirmée par le Département des Affaires étrangères australien, qui a précisé que le couple voyageait seul dans le secteur de Kokoda. Les deux ressortissants étrangers, dont les objets de valeurs ont été dérobés par les assaillants, ont également été violemment agressés au cours de l’attaque.

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République Centrafricaine : Elections - 13/01/2016

Niveau 5

Les tensions politiques demeurent importantes en République Centrafricaine où plusieurs acteurs politiques ont demandé un nouveau décompte des votes du premier tour de l’élection présidentielle.
L’analyse de GEOS :
​L’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) a exigé hier un audit du système informatique de l’Autorité Nationale des Elections ainsi qu’un nouveau décompte manuel des résultats des votes pour l’élection présidentielle du 30 décembre. En effet, l’AFDT estime que près de 230 000 votes n’auraient pas été pris en compte par les autorités entre les résultats partiels du 6 janvier et ceux publiés le lendemain.

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Turquie, Istanbul, Quartier de Fatih (centre), Place de Sultanahmet : Attaque - 12/01/2016

Niveau 3

Un attentat-suicide a été signalé ce matin sur la place de Sultanahmet, dans le centre historique d’Istanbul, faisant 10 morts parmi un groupe de touristes étrangers.
L’analyse de GEOS :
​Les autorités turques ont confirmé qu’une attaque-suicide visant ce matin la place touristique de Sultanahmet située dans le quartier de Fatih au centre d’Istanbul, avait tué 10 ressortissants étrangers parmi lesquels 9 Allemands et un Péruvien.

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Semaine 01 - 2016

Myanmar, Etat Rakhine (Ouest) : Accrochages - 05/01/2016

Niveau 3

Des affrontements sporadiques sont rapportés depuis plus de 10 jours entre l’armée birmane et des éléments de l’Arakan Army (AA) aux abords de la localité de Kyauktaw (Etat Rakhine, Ouest).
L’analyse de GEOS :
​Selon des sources locales, un premier accrochage a été signalé le 27 décembre à proximité de Ram Chaung, une localité périphérie de Kyautkaw situé à environ 70km au nord de Sittwe, entre une patrouille de l’armée birmane et des combattants de l’AA. Des affrontements se sont ensuite produits sur une base quotidienne autour de…

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Iran, Téhéran : Tensions - 04/01/2016

Niveau 3

La situation reste tendue à Téhéran aux abords de l’ambassade d’Arabie saoudite après l’attaque de cette dernière située dans le nord de la ville.
L’analyse de GEOS :
​Des mouvements de protestation sont susceptibles de se poursuivre près de la représentation diplomatique saoudienne localisée le long de la rue Boustan, entre les quartiers de Sahebqaraniyeh et Chamran au nord de la capitale iranienne, après que des manifestations ont généré des violences dans la nuit de samedi à dimanche, dénonçant l’exécution d’un influent leader religieux chiite par les autorités saoudiennes le 02/01.

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Ghana : Coupeurs de route - 31/12/2015

Niveau 3

La police ghanéenne a appelé à la vigilance quant au risque d’attaques de coupeurs de route sur l’autoroute Accra-Kumasi.
L’analyse de GEOS :
​Dans une déclaration faite ce mardi, le représentant de la police de la Région Orientale (sud) a averti les usagers quant au risque de recrudescence des braquages sur le principal axe commercial du pays, plus particulièrement sur le tronçon de Nkawkaw.

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Bolivie, Province de Santa Cruz (Est), San Matías : Déploiement militaire - 30/12/2015

Niveau 2

Le gouvernement a annoncé le déploiement de l’armée dans la localité de San Matías (Province de Santa Cruz, Est), située à la frontière avec le Brésil.
L’analyse de GEOS :
​Les ministres de l’Intérieur et de la Défense ont confirmé avant-hier la militarisation d’une partie de la frontière avec le Brésil, suite à la forte hausse des homicides, des enlèvements et de la contrebande rapportée au cours des 2 derniers mois.

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Semaine 51 - 2015

Tadjikistan : Point de situation - 17/12/2015

Niveau 3

Alors que la situation politique et sécuritaire au Tadjikistan demeure fragile, les autorités poursuivent leurs opérations de lutte contre le terrorisme, ciblant les mouvances religieuses radicales dans le pays, et de sécurisation de la frontière avec l’Afghanistan.
L’analyse de GEOS :
​La menace terroriste, émanant principalement à l’échelle régionale du radicalisme religieux, demeure une préoccupation majeure des autorités alors que le Tadjikistan reste confronté à présence persistante sur son territoire, et malgré leur interdiction, de groupes religieux ou politiques, qualifiés de terroristes.

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Niger, Niamey : Tensions - 17/12/2015

Niveau 4

​La situation politique reste confuse à Niamey après l’arrestation de plusieurs militaires de l’armée nigérienne ces derniers jours.
L’analyse de GEOS :
​Des membres des forces de Défense et de Sécurité dont un ancien chef d’état-major et deux commandants de la base aérienne de Niamey et du bataillon d’artillerie de Tillabéry ont été interpellés lundi dans la capitale nigérienne, suscitant une confusion politique et alimentant des rumeurs sur une tentative de coup d’état ayant été déjouée.

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Mexique, Etat de Jalisco (Ouest), Lagos de Moreno : Affrontement armé - 17/12/2015

Niveau 4

Une confrontation entre des criminels présumés et les forces de sécurité a fait 2 morts et 2 blessés dans la localité de Lagos de Moreno, dans l’Etat de Jalisco (Ouest).
L’analyse de GEOS :
​Des sources policières locales ont indiqué que les forces de sécurité avaient été informées dans la nuit de lundi à mardi de la présence d’un convoi suspect impliquant des civils armés circulant entre les localités Encarnación de Díaz et Lagos de Moreno, au nord-est de l’Etat de Jalisco (Ouest).

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Kenya, Nairobi : Criminalité - 15/12/2015

Niveau 4

Un officier de la police judiciaire a été abattu cette nuit dans le cadre d’un vol à main armée à proximité de sa résidence, dans le nord de Nairobi.
L’analyse de GEOS :
​Selon des sources locales, alors que l’officier regagnait son domicile situé à Kiamumbi (nord de Nairobi) en voiture, l’état de la voirie l’aurait forcé à s’arrêter vers 4h (locales). 3 individus lui auraient alors proposé leur aide avant de l’abattre et de dérober de l’argent ainsi que d’autres objets appartenant à l’officier, prenant la fuite à pied.

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Semaine 49 - 2015

Iran, Téhéran : Sécurité - 04/12/2015

Niveau 3

Le dispositif de sécurité a été renforcé ces derniers jours à Téhéran en raison du contexte régional dégradé.
L’analyse de GEOS :
​Des policiers supplémentaires armés et équipés de gilets par balles sont en effet mobilisés depuis plusieurs jours à Téhéran dans le cadre du renforcement du dispositif de sécruité de la capitale iranienne.

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Nigéria, Sud-est : Renforcement des tensions - 03/12/2015

Niveau 4

Les tensions entre les indépendantistes biafrais et les forces de l’ordre sont susceptibles de se renforcer et d’engendrer des incidents au cours des prochains jours dans le sud-est du Nigéria, après la mort de 9 personnes hier à Onitsha (Etat d’Anambra).
L’analyse de GEOS :
​Les membres des groupes séparatistes biafrais Indigenous People of Biafra, (IPOB) et Movement for the Actualisation of the Sovereign State of Biafra (MASSOB) avaient débuté une opération de blocage du Niger Bridge Head à Onitsha, important centre économique de l’Etat d’Anambra (sud-est), ce mardi afin de réclamer la libération de Nnamdi Kanu, l’un des leaders de l’IPOB, arrêté en octobre dernier pour « terrorisme ». Ce mouvement a entraîné…

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Afghanistan, Kaboul : Sécurité - 01/12/2015

Niveau 5

Le risque d’attaques demeure élevé à Kaboul comme l’illustre le nouveau message d’alerte envoyé hier par l’ambassade des Etats-Unis à ses ressortissants présents dans la capitale.
L’analyse de GEOS :
​L’ambassade des Etats-Unis a diffusé un message hier après-midi indiquant une possible attaque terroriste imminente contre une cible indéterminée mais fréquentée par des ressortissants occidentaux (dont américains) à Kaboul au cours de ces prochaines 48h...

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Russie - Turquie : Sanctions - 01/12/2015

Niveau 3

La Russie a annoncé ce week-end une première série de sanctions économiques contre la Turquie suite au crash d’un de ses bombardiers, abattu mardi dernier par les autorités turques à la frontière syrienne.
L’analyse de GEOS :
​Cet incident a conduit à un accroissement considérable des tensions entre les deux Etats, qui ont rompu depuis leurs relations diplomatiques. D’importantes répercussions au cours des prochains mois sont à prévoir dans plusieurs domaines et qui pourraient affecter de nombreux Etats...

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Semaine 47 - 2015

Mali : Prise d’otages - 20/11/2015

Niveau 5

Une attaque est actuellement en cours au sein de l’hôtel Radisson Blu de Bamako situé dans le quartier des affaires d’ACI 2000 (centre). Une prise d’otages serait également signalée au sein de l’établissement.
L’analyse de GEOS :
​Des individus armés de fusils d’assaut ont ouvert le feu ce matin vers 7h (locales) à l’intérieur de l’hôtel Radisson de Bamako, fréquenté par des ressortissants étrangers et le personnel militaire de la MINUSMA. Les tirs se poursuivent…

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Bosnie-Herzégovine : Attaque - 19/11/2015

Niveau 3

Un homme armé a attaqué hier soir plusieurs soldats à proximité d’une caserne militaire de la périphérie de Sarajevo. Le bilan fait état de 3 morts et d’au moins 4 blessés….
L’analyse de GEOS :
L’attaque, qualifiée de terroriste par le bureau du procureur, s’est produite hier à proximité de la caserne militaire de Rajlovac, dans la périphérie de Sarajevo. Le Premier ministre Denis Zvizdic a rapidement ordonné un renforcement général de la sécurité,…

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Soudan du Sud : Sécurité - 19/11/2015

Niveau 5

Un bus a été attaqué ce matin par des hommes armés sur l’axe routier Juba-Nimule, dans la province de Magwi (sud). Un bilan provisoire fait état de 5 morts et de plusieurs blessés.
L’analyse de GEOS :
​Des hommes armés ont attaqué un bus ce matin vers 6h20 (locales) le long de l’axe routier Juba-Nimule (sud) menant à Kampala (Ouganda), à proximité de Moli Tokuro…

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Algérie : Sécurité - 19/11/2015

Niveau 4

Une cellule de soutien au terrorisme a été démantelée dans les wilayas d’Alger et de Boumerdès (nord).
L’analyse de GEOS :
es forces de sécurité algériennes ont annoncé hier l’arrestation de 3 individus soupçonnés de soutenir des groupes djihadistes opérant dans les maquis de Boumerdès, Tizi Ouzou et Bouira (nord). Deux d’entre eux ont ainsi été interpellés le 17/11…

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Semaine 30 - 2015

Inde, Etat du Jharkhand (Est), Jamshedpur : Tensions - 22/07/2015

Niveau 3

Les autorités indiennes ont annoncé ce matin un allégement de quelques heures du couvre-feu en vigueur depuis hier dans l’agglomération de Jamshedpur (Etat de Jharkhand, Est), après de violents affrontements entre musulmans et hindous lundi.
L’analyse de GEOS :
​Ces affrontements intercommunautaires ont débuté lundi soir dans le quartier de Ghandi Maidan lorsque des membres d’une communauté ont invectivé une jeune fille de l’autre communauté, provoquant une rixe avec les riverains qui a rapidement pris de l’ampleur pour évoluer vers des affrontements entre les deux parties...

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Cameroun : Attentats - 22/07/2015

Niveau 3

Deux attentats-suicides attribués à Boko Haram ont été rapportés cet après-midi à Maroua, capitale de l'Extrême-Nord. Un bilan provisoire fait état d'au moins une dizaine de morts.    
L'analyse de GEOS :    
Selon des sources sécuritaires, deux kamikazes mineures, vêtues de burqa, auraient déclenché une double explosion vers 14h45 (locales) sur le marché central de Maroua et celui du quartier Haoussa, provoquant au moins une dizaine de morts alors que les lieux étaient très fréquentés....

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Turquie : Sécurité - 21/07/2015

Niveau 3

Des rassemblements de militants pro-kurdes ont provoqué des affrontements avec les forces de l’ordre hier soir, à proximité de la place Taksim, dans le quartier de Beyoglu, au centre d’Istanbul.
L’analyse de GEOS :
Des heurts entre protestataires et forces de sécurité ont été rapportés hier soir lors de rassemblements spontanés réunissant en particulier des activistes pro-kurdes aux abords de la place Taksim, dans le quartier de Beyoglu, au centre d’Istanbul. Ces derniers ont dénoncé, selon eux, l’échec du gouvernement de R.T. Erdogan et de l’AKP (parti majoritaire islamiste) à lutter contre la menace de l’Etat islamique (EI) en Turquie...

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Ukraine : Situation cessez-le-feu - 21/07/2015

Niveau 3

Trois civils et un soldat ukrainien ont été tués ce week-end dans l’est ukrainien.
L’analyse de GEOS :
Le service de presse des séparatistes du Donbass (est) a annoncé que trois civils avaient été tués lors de bombardements intenses de l’armée ukrainienne sur la ville de Donetsk. L’hôpital numéro 23 de Donetsk, dans le quartier central de Kouiboutchivski a notamment été touché, blessant une femme médecin.  L’armée ukrainienne, par le biais de son porte-parole, a pour sa part annoncé qu’un de ses soldats avait été tué et 5 autres blessés dans l’oblast de Donetsk...

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