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Séisme à Port au Prince (Haïti) PDF

Plateforme de gestion de crise GEOS
Séisme à Port au Prince (Haïti)

Suite au tremblement de terre qui a ravagé Haïti mardi dernier, GEOS a activé sa plateforme de gestion de crise afin de venir en aide à ses clients sur place et aux victimes souhaitant être évacuées en urgence.


GEOS Amérique latine est intervenue immédiatement pour mettre en place un service de conseil et d’assistance à ses clients et aux victimes de la catastrophe en Haïti, avec une base logistique en République Dominicaine. Une hotline en cas de crise a été immédiatement mise à disposition :+ 52 155 21 32 58 10.

Les personnels de GEOS, présents en Haïti, peuvent fournir un appui fiable et professionnel en termes de sécurité pour les personnes et leurs biens : aide à la localisation, accompagnement et protection des personnes dans leurs déplacements ou séjour, et évacuation. GEOS bénéficie sur place de l’appui de résidents, ayant une parfaite connaissance du pays.

Les pénuries d’essence, de vivres, d’eau, et d’électricité représentent d’importants facteurs d’instabilité et favorisent une hausse des prix sensible, qui risque d’aggraver les crispations sociales.

Les communications sont quasi impossibles mis à part via les téléphones utilisant la technologie 3G. Les entreprises de sécurité sur place ont également perdu une grande part de leurs ressources.

La gestion des flux aériens est rendue difficile par l’affluence massive des appareils étrangers (aide humanitaire, appareils militaires). L’engorgement de l’aéroport a pour conséquence la limitation très stricte des accès aux pistes.


Analyse GeosTravelSecurity

Situation sécuritaire 29 janvier 2010

Alerte GTS, Haïti : Elections législatives

Hier, le Président haïtien René Préval aurait annoncé le report des élections législatives qui auraient du se tenir le 28 février prochain.

En effet, compte tenu de la catastrophe humanitaire provoquée par le séisme de 12 janvier dernier qui aurait fait près de 150 000 morts à Haïti et détruit une grande partie du pays, la campagne électorale qui devait débuter demain, est annulée « pour des raisons évidentes ». En effet, la majorité des bureaux du Conseil électoral aurait été démolie et des membres de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) travaillant avec la Commission électorale auraient été tués lors du tremblement de terre. En outre, la plupart des outils de télécommunication dans le pays aurait été endommagée, rendant irréalisable l’organisation des prochaines élections législatives. S’il paraît relativement évident que les affaires politiques du pays demeurent paralysées, les Haïtiens commencent toutefois à dénoncer une vacance du pouvoir puisque le Président René Préval ne s’est toujours pas exprimé devant ses concitoyens. Dans un tel contexte, le mécontentement de la population haïtienne pourrait croître et mener à des manifestations dans les prochaines semaines.


Situation sécuritaire 27 janvier 2010

Alerte GTS, Haïti : Etat des lieux

Le climat d’insécurité persiste à Haïti malgré l’effort international d’aide à la population.

Depuis le séisme du 12 janvier dernier, près de 50 répliques supplémentaires auraient touché Haïti engrangeant de nouveaux mouvements de panique et un sentiment constant de peur chez les Haïtiens. Le gouvernement haïtien aurait ainsi confirmé plus de 150 000 morts depuis l’incident, sans compter les corps qui n’ont pas encore été retrouvés par les secours. Le Président haïtien René Préval, même s’il ne s’est toujours pas exprimé devant ses concitoyens, encourage la population à l’exode vers des villes qui auraient subi moins de dommages matériels provoqués par le séisme. Ainsi, près de 100 000 Haïtiens auraient déjà fui Port-au-Prince, la capitale haïtienne, en direction du sud-ouest et du nord du pays par le biais de bus gratuits mis à disposition par leur gouvernement. Toutefois, de nombreux Haïtiens seraient forcés de rester dans la capitale, notamment dans le parc du Champ-de-Mars du centre-ville, faute de moyens financiers ou de familles en province. Les émeutes provoquées par le manque d’aide alimentaire sont donc toujours fréquentes. Lundi dernier, des affrontements auraient ainsi éclaté entre la population locale et des forces de sécurité des Nations Unies au cours d’une distribution de vivres aux habitants devant le Palais Présidentiel en ruines. Les troupes de l’ONU auraient alors tenté de réprimer les mouvements de foule en tirant des coups de feu en l’air ; toutefois sans résultats. Les violences pourraient reprendre en raison des difficultés logistiques qui ralentissent la distribution de l’aide internationale. En outre, la pénurie de logements renforce la situation déjà précaire des sinistrés et provoque de nouvelles violences. Selon les Nations Unies, la ville de Port-au-Prince compterait près de 600 000 sans-abris malgré les 447 campements établis par les secours. Le Président René Préval aurait appelé hier la communauté internationale à fournir 200 000 logements supplémentaires aux Haïtiens afin de prévenir la saison des pluies prévue pour le mois d’avril et les ouragans du mois de juin. La question de la reconstruction d’Haïti dans les plus brefs délais est donc essentielle pour le pays et ses habitants. Par ailleurs, les accusations émises contre le gouvernement américain au sujet d’une éventuelle « mainmise » sur le sol haïtien par le biais d’une prise en charge des opérations de reconstruction du pays et par la présence massive de ses forces de sécurité, a été démentie par le Premier ministre haïtien Jean-Jacques Bellerive et par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. Néanmoins, malgré les déclarations d’intention, les pays donateurs paraissent sceptiques sur la capacité du gouvernement haïtien à coordonner le travail colossal de remise sur pied du pays en ruines.


Situation sécuritaire - 20 janvier 2010

Mercredi 20 janvier, une violente réplique sismique aurait ébranlé Haïti et provoqué de nouveaux mouvements de panique dans le pays, une semaine après la secousse tellurique qui aurait fait entre 100 000 et 200 000 morts ; une nouvelle catastrophe qui renforce le climat d’insécurité dans le pays.

L’analyse de GEOS

En effet malgré l’installation de 447 campements regroupant 500 000 sans-abris, installés par l’ONU à Port-au-Prince, une grande majorité des populations sinistrées vient toujours à l’extérieur des infrastructures par peur d’une seconde réplique. Cette nouvelle secousse aurait donc d’autant plus paniqué les haïtiens provoquant des émeutes supplémentaires dans le pays.

En outre, malgré la forte présence des secours internationaux sur place, les conditions de vie des haïtiens restent précaires en raison de la difficulté d’approvisionnement et de logistique. En effet même si les axes prioritaires du pays commencent à être dégagés, les routes menant aux villes de plus petites tailles restent difficiles d’accès ; par conséquent de nombreux haïtiens ne bénéficient toujours pas de l’aide humanitaire internationale.

Les pillages dans les magasins et les violences entre haïtiens se poursuivent. En outre, des haïtiens en recherche d’un travail occasionnel auraient provoqué de nouvelles émeutes devant l’enceinte de l’ONU. Par conséquent, la situation sécuritaire en Haïti reste toujours instable malgré la présence importante des forces de sécurité internationales en place, sans compter que les Etats-Unis auraient prévu d’envoyer 4 000 soldats supplémentaires dimanche 24 janvier pour porter à 15 000 leurs effectifs participants aux opérations de secours ; une décision qui provoque déjà de vives critiques émises par le Président vénézuélien Chavez et son homologue bolivien Morales qui accusent les Etats-Unis de vouloir mettre la main mise sur le sol haïtien.


Recommandations :

Vous vous rendez sur place

• Prévenir votre entourage et votre société de votre départ
• Ne pas se rendre sur place, y compris dans un but humanitaire, en dehors d’une organisation structurée
• Prendre contact avec les autorités (ambassade, ONU) pour connaître les zones à éviter et se faire localiser
• Etre vigilant face aux conditions sanitaires (développement de la diphtérie). Vérifiez que vous avez bien effectué les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

Vous êtes sur place

• Assurez-vous de l’efficacité des contrôles d’accès aux locaux personnels et professionnels
• Tout déplacement nécessite de prévenir sa hiérarchie
• Eviter les déplacements de nuit
• Etre vigilant sur la frontière entre St Domingue et Port au prince
• Les sociétés ne doivent pas compter sur les services d’urgence locaux, qui seront submergés dans les semaines à venir.
• Les personnels non nécessaires à la continuité de votre activité doivent être rapatriés en République Dominicaine, au moins temporairement, d’où ils pourront ensuite rejoindre leur pays d’origine.
• Une évacuation ne s’improvise pas. Faites confiance aux sociétés qui en font leur métier et méfiez vous des individus opportunistes qui proposent ce type de service mais dont ils n’ont pas la maîtrise opérationnelle.
• Faites-vous escorter par des chauffeurs locaux habitués à conduire sur des routes dégradées.
• Des risques supplémentaires sont à prendre en compte dans ce contexte, tels que l'électrocution par des lignes électriques endommagées et des écroulements de bâtiments et ou liés aux routes, aux eaux stagnantes.
• Des répliques du séisme peuvent survenir, elles peuvent être violentes.

Pour toute demande d’information supplémentaire cliquez ici

 
 
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